Né en 1902 Théodore est le troisième fils de Wilfred Monod, pasteur et théologien protestant dont l'influence spirituelle a beaucoup joué sur son fils. Dès l'enfance, Théodore Monod ne se lasse pas de chercher questions et réponses sur l'univers, Dieu, le monde, etc. Réponses d'abord suggérées ou données par ses parents, Dorina et Wilfrid Monod, pasteur dans la "tribu" des Monod comme se plait à dire Théodore.

 

A 15 ans l'adolescent a créé une Société d'histoire naturelle; à 24 ans le jeune homme a soutenu sa thèse de sciences; à 25 ans il a rédigé un livre de prières pour "Tiers ordre des Veilleurs" créé par son père. Rien n'entamera d'ailleurs son goût et sa rigueur pour ces deux domaines, essentiels pour lui, du spirituel et du scientifique. En effet si Théodore Monod doit faire, à 20 ans, le choix difficile, de sa profession, entre le pastorat et la science, il saura tout au long de sa vie concilier ces deux recherches. Théodore Monod était un homme de foi et de conviction: son combat, le respect de la vie sous toutes ses formes, son arme, la tolérance et le dialogue. "Nous devons apprendre à respecter la vie sous toutes ses formes: il ne faut pas détruire sans raison aucune des ses herbes, aucune de ses fleurs, aucun de ses animaux qui sont tous, eux aussi, des créatures de Dieu. Il est étonnant de voir à quel point ses luttes nous semblent aujourd'hui si légitimes.


En 1930, Théodore Monod épouse Olga Pickova, juive d'origine tchèque qui perdra toute sa famille sous l'occupation pendant la Soha. Le couple aura trois enfants : Béatrice, Cyrille et Ambroise.


Mais ce qui a fait la réputation mondiale de Théodore Monod, ce sont ses travaux de naturaliste et de géologue. C'était un grand spécialiste des déserts qu'il a traversé de long en large avec les moyens les plus divers.


La connaissance et l'amour de la nature ont fait de Théodore Monod un écologiste de la première heure. Scientifique renommé embrassant plusieurs spécialité, Théodore Monod est connu du grand public par ses multiples expéditions à travers le désert saharien.


Militant antinucléaire, antimilitariste, défenseur des droits de l'homme et des animaux, Théodore Monod combat sur tout les fronts: pour le respect de toute forme de vie, pour la non-violence et pour la paix.


Il est décédé le 22 novembre 2000 après avoir traversé le siècle comme un "chercheur d'absolu".