Escalade de la force et ravages de la lutte anti-terroriste

 

Depuis plus de deux ans, des milliers de citoyens camerounais, soupçonnés d'appartenance ou de proximité avec Boko Haram, ont fait l'objet de violences : arrestations de masse, exécutions sommaires, disparitions forcées, actes de torture, morts en détention... Les organisations de défense de droits de l'homme alertent, mais les autorités nient les faits, ou accusent les journalistes et défenseurs des droits camerounais et étrangers de faire obstacle à la lutte anti-terroriste. Ils sont ainsi menacés d'être accusés d'"apologie du terrorisme", une peine passible de 15 à 20 ans d'emprisonnement. Aujourd'hui, l'impunité demeure, les disparitions forcées comme celles du 27 décembre 2014 se multiplient... Et les familles continuent à réclamer justice.