L'ACAT agit pour Verónica

 

Accusée d'enlèvements crapuleux, Verónica est en détention préventive depuis l'été 2011. Ses aveux ont été obtenus sous la torture au commissariat, où elle a été torturée et violée. Verónica s'est rétractée devant le juge, et elle a plusieurs fois dénoncé ses bourreaux. Cependant, aucune de ses plaintes n'a été prise au sérieux.

Pire, en décembre 2015, à l'occasion d’un transfert vers une autre prison, Verónica a subi de nouvelles tortures et violences sexuelles.

En 2012, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes s'est alarmé de « la stratégie employée pour lutter contre la criminalité organisée » au Mexique.

Les autorités semblent ne pas vouloir prendre la mesure réelle du problème. Bien qu'un organisme de suivi des cas de torture sexuelle commise à l’encontre des femmes ait été créé en septembre 2015, il n'a donné lieu à aucune enquête ni recommandation jusqu'à présent.

L’ACAT demande de diligenter une enquête immédiate, exhaustive et impartiale concernant chacun des actes de torture dénoncés par Verónica Razo Casales, et de veiller à ce que les auteurs présumés de ces crimes soient dûment poursuivis.